POEM26 – Alternative santé Mai 2020

Voici un extrait de l’article paru dans le dossier spécial du magazine Alternative Santé de Mai 2020 “Champs électromagnétiques, 5G et santé”, dans lequel Catherine Neyrand, présidente de l’association POEM26 est citée.

Les recherches des pionniers

Le Pr Dominique Belpomme, cancérologue, a été le premier médecin français reconnu pour délivrer aux personnes EHS des certificats médicaux attestant de leur pathologie. En 2018, le Conseil national de l’ordre des médecins l’a sanctionné pour manquement à la déontologie, après une plainte du docteur Jacques Lambrozo (directeur des études médicales d’EDF) qui questionnait ses certificats délivrés à des personnes refusant le compteur Linky. Selon Dominique Belpomme, les personnes EHS souffrent d’une inflammation neurologique. Sous l’influence des CEMA, l’organisme rentre en stress oxydatif, ce qui provoque des dégâts ­moléculaires et cellulaires qui abaissent ­l’immunité et sapent la barrière hémato­-encéphalique (d’où ­l’inflammation neurologique). Ce processus favorise la survenue de maladies neurodégénératives du système nerveux : sclérose en plaques, ­Alzheimer, Parkinson.

Pour la docteure Béatrice Milbert, généraliste, acupunctrice et naturopathe, réputée pour son expertise de la maladie de Lyme, le stress oxydant affaiblit le système immunitaire par une surproduction de radicaux libres qui rend poreuses les barrières hémato-encéphalique et intestinale, et favorise l’activation de bactéries et virus (dont la borrélie de Lyme). Son traitement à base de détoxifiants est proche de celui du Pr Belpomme (papaye fermentée, ginkgo biloba), et elle rejoint ses pronostics sur les maladies neurodégénératives. Elle recommande la dépose des amalgames dentaires et des implants métalliques. Béatrice Milbert comme Dominique Belpomme se réfèrent aux travaux du Pr Martin Pall, docteur en biologie moléculaire de l’université d’État de Washington. Depuis 1998, il étudie la perturbation par les CEMA des canaux calciques, l’afflux consécutif de calcium dans les cellules causant le stress oxydatif. Malgré de ­nombreuses publications, Martin Pall n’est pas plébiscité par le milieu de la recherche.

Enfin, la palme de l’outsider va sans doute à Catherine Neyrand, kinésithérapeute, atteinte d’EHS. Partant de sa pratique de soignante et de son vécu de malade, elle souligne le rôle des corpuscules de Pacini (localisés dans la peau) qui transmettent les informations vibratoires au système nerveux. Elle pratique l’équilibrage énergétique par la kinésithérapie chaîniste, élaborée par Godelieve Denys-Struyf.

En quoi consiste le projet de zone blanche ?

C’est venu d’une rencontre avec des femmes EHS qui vivaient dans une grotte, en 2012, vers Saint-Julien-en-Beauchêne. Au lieu-dit Durbon, il y a un vieux site de la CAF protégé des ondes. J’ai eu l’idée d’acheter quand Soliha, une association de logement social, a repris le site. Une expertise a établi que Durbon était vraiment une zone blanche, puis j’ai rencontré les gens du coin, j’ai associé des personnes EHS et des scientifiques, j’ai formé des médecins à la santé environnementale, j’ai rencontré des scientifiques du monde entier… Le but est d’accueillir des EHS dans une zone sans onde. De les écouter, de leur offrir des solutions alternatives et un suivi médicosocial. Et d’avoir une partie recherche, parce que l’on est démuni sur ce qui permet de définir scientifiquement l’EHS. Nous avons des gens sensibles à certaines ondes et pas à d’autres. D’autres qui développent des troubles dès qu’ils voient des fils électriques, qu’il y ait ou pas de courant, par réflexe pavlovien. Certains sont passés par des phases très dures, ils ont fait un cheminement personnel, avec différents traitements, et sont sortis de la phase où ils ne pouvaient plus vivre en société. Il y a des solutions, ils n’ont pas à rester victimes des ondes. Il s’agit de comprendre le pourquoi et de trouver des traitements. Actuellement, on attend le compromis de vente, avec l’appui des institutions françaises et européennes.